La Cinémathèque québécoise

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LA DISTRIBUTION

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Cette splendide affiche, signée Vittorio (Fiorucci), a été tirée à 300 exemplaires dans sa version française et à 100 exemplaires pour la version anglaise.

Au printemps 1964, une importante campagne de promotion est lancée auprès des médias dans la foulée de la première de gala du film au théâtre Saint-Denis. On fait imprimer une magnifique affiche réalisée par Vittorio — dont la carrière débutait à peine — et une pochette de presse séduisante et riche en informations. Un MANIFESTE, signé Claude Jutra y est inséré. Le texte percutant et provocateur se termine sur ce paragraphe : « Je ne veux rien prouver. Je veux seulement attendrir, étonner, provoquer, sans que jamais le rire ne soit absent. Car le rire justifie tout. C’est une raison de vivre. L’important, dans la vie, c’est de rigoler. Le reste, c’est de la blague. » Claude Jutra s’est aussi amusé à réaliser une véritable collection de bandes-annonces et teasers destinés aux salles et à la télévision. Un disque 45 tours de la bande musicale originale du film est édité sous l’étiquette Sélect; on y retrouve les deux chansons du film interprétées, l’une par Johanne et l’autre par Claude, ainsi que les pièces musicales de Jean Cousineau et Serge Garant.

Aux dizaines de photos de plateau prises par tout un chacun lors du tournage — au point où il n’est plus possible d’en identifier les auteurs —, nous avons ajouté toutes les planches contact trouvées dans les archives; telles des traces archéologiques, elles témoignent la façon de préparer les clichés à reproduire pour la presse.

Les contrats, lettres, factures et relevés d’exploitation reproduits dans ce chapitre révèlent des informations particulièrement singulières et précieuses sur les coutumes et les usages dans le milieu du cinéma et de la télévision de cette époque. Soulignons notamment les négociations de la vente ou de la cession des droits aux distributeurs et aux diffuseurs d’ici et d’ailleurs; par exemple, cette longue correspondance entre Claude Jutra et Ciné Vog Films, un distributeur belge qui, le premier, acquiert les droits du film.

Au printemps 1965, les droits mondiaux du film sont achetés par la United Artists Corporation. Sa filiale, la Lopert Pictures Corporation, spécialisée dans la distribution de films indépendants d’art et d’essai aux États-Unis, produit une affiche originale et sort le film au Plaza Theater de New York, le 26 avril 1966, sous le titre de « À tout prendre » (Take it All). Puis, le film prend l’affiche en 1967 dans plusieurs pays d’Europe et d’Amérique du Sud, comme en font foi les relevés détaillés des revenus et dépenses fournis par la United Artists.

D’autre part, il faut lire les appréciations des critiques américains et français qui, dès le début, ont contribué à faire connaitre le film. Les Pauline Kael, Colin Young et Louis Marcorelles en sont les principaux artisans. Mais, avec encore plus de force, les propos élogieux de Jean Renoir, rapportés par C. Young, de John Cassavetes, cités par P. Kael, et de Jean-Luc Godard, recueillis par Johanne Harrelle, jouent un rôle capital par la justesse de leurs analyses et l’intérêt qu’ils suscitent encore aujourd’hui.

VOIR L’ENSEMBLE DES DOCUMENTS

> Au Québec

      > Bandes annonces et les teasers

      > Pochette de presse

      > Photos de plateau

      > Bande originale du film

      > Contrats, factures, relevés d’exploitation

      > Correspondance

      > Articles de journaux

      > Autres documents

> Aux États-Unis

> En Belgique

> Au Canada anglais

> En France

Dossier réalisé avec la collaboration de