La Cinémathèque québécoise

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L’ORIGINE DU FILM

Diapositives 1957. Johanne Harrelle. Couleurs.Archives UQAM. Fonds d’archives Claude-Jutra, 46P-035:F7/1. à 46P-035:F7/4. Portrait faisant partie d'une série de diapositives probablement prises par Claude Jutra.46p_035_f7_1_446p_035_f7_1_246p_035_f7_1_3

Portraits photographiques de Johanne Harrelle.
1957. Quatre diapositives. Couleurs. Archives UQAM. Fonds d’archives Claude-Jutra, 46P-035:F7/1. à 46P-035:F7/4.
Ces portraits ont probablement été pris par Claude Jutra.

Claude Jutra et Johanne Harrelle, tous deux nés en 1930, se sont rencontrés en juin 1956 chez Robert Verrall, à Montréal, lors d’une soirée où l’on fêtait l’établissement dans cette ville de l’Office national du film du Canada. Ce soir-là s’amorce l’aventure amoureuse de Claude et Johanne qui donnera naissance au film À tout prendre. En effet, cette histoire autobiographique racontée dans le film est la reconstitution de cette liaison qui dura six mois, mais qui se réanima et se prolongea de 1961 à 1963 pendant le tournage du film et même un peu au-delà.

Les documents d’archives conservés dans les Fonds Claude-Jutra de la Cinémathèque québécoise et de l’Université du Québec à Montréal, principalement les lettres de Johanne à Claude, attestent la réalité de cette relation ambiguë et complexe entre deux figures représentatives du Montréal « ouvert » des années 1950 et 1960 : un jeune homme, médecin et fils de médecin, tente de percer dans le monde du cinéma et une jeune femme noire, orpheline et mariée depuis peu, rêve d’une carrière de mannequin. Ils se rencontrent, s’aiment et nouent une relation peu commune qui se cristallisera cinq ans plus tard — sous l’instigation de Claude Fournier et de Michel Brault — dans un film dont ils seront les principaux protagonistes.

Pendant cette même période, le cinéma vit une effervescence créatrice avec l’avènement de la Nouvelle Vague en France et du cinéma direct au Québec. Claude Jutra cherche une voie qui alliera ces deux courants cinématographiques. Il fréquente François Truffaut (dès 1957) et Jean Rouch (à partir de 1959) qui déclencheront chez lui le désir de tourner un film hors des circuits fictionnels habituels en expérimentant en toute liberté une nouvelle forme de langage cinématographique. Ses lettres, entretiens et notes de travail de cette époque témoignent de ses réflexions et questionnements menés en compagnie, notamment, de son complice Michel Brault.

VOIR L’ENSEMBLE DES DOCUMENTS

Photos, dessin, poèmes

Lettres, télégrammes, cartes postales de Johanne Harrelle à Claude Jutra

Article sur Johanne Harrelle

Lettre de Michel Brault

Réflexions sur le projet

Entrevues audio et vidéos

Dossier réalisé avec la collaboration de