La Cinémathèque québécoise

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Petite supplique pour une Acpav contre les grosses machines

À l’heure où il faut plaire au plus grand nombre, où il est plus prestigieux de faire de la publicité qu’un long-métrage, où la qualité d’un film se joue sur les plus gros budgets, où “l’immédiateté” l’emporte sur la longévité, il est dur et périlleux de vouloir aller contre la vague.

Ce contre-courant, l’ACPAV l’a risqué, il y a dix ans, au lendemain de “belles années ». Elle a eu envie des sentiers difficiles, de ceux qui ne sont pas encore tracés. Elle a pris des risques, de très gros même, qui ont souvent mis son existence en danger.

Si, comme le roseau, elle n’a pas cédé contre vents et marées, c’est qu’il n’y a jamais eu de ligne directrice et qu’elle n’a eu de coopératif que le nom. Ce qu’elle a défendu, ce n’est qu’une chose au fond : un amalgame d’individualités qui ont résisté chacun à leur manière contre un certain cinéma hollywoodien. Pourquoi aurions-nous qu’un seul genre de film? Pourquoi n’aurions-nous pas le choix?

C’est pour cela que l’ACPAV ne demande que les moyens d’Être, d’en arracher, de remettre sur le métier. Aucun cinéma ne s’est fait en un jour, ni même en dix ans, et, s’il est besoin de nous convaincre, nous n’avons qu’à voir le cinéma que nous donnent aujourd’hui le Brésil, la Hongrie et la Pologne…