La Cinémathèque québécoise

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Le film est d’abord une œuvre collective. Si l’ouvrage du peintre ou du littérateur est généralement le résultat d’un travail solitaire, l’élaboration d’un film exige la rencontre de multiples talents.

Pourtant, les grands techniciens du cinéma ne sont connus que des professionnels ou de quelques initiés. Pourrait-on aujourd’hui parler de cinéma sans mentionner les directeurs de la photographie et les opérateurs qui bâtissent à force d’images des œuvres trop souvent attribuées à leurs seuls metteurs en scène?

Pourrait-on parler du cinéma québécois sans saluer le nom de Michel Brault qui, depuis 1947, défile aux génériques d’un nombre incroyable de films. Spécialiste intelligent de l’éclairage et du cadre, Michel Brault a su inscrire qualité et originalité aux images du cinéma direct. Il peut, à coup sûr, en revendiquer d’audacieuses innovations. Il en a aussi compris les risques et les limites.

Homme aux multiples possibilités, Michel Brault applique ses recherches, ses réflexions et son expérience à d’autres domaines du cinéma: n’est-il pas scénariste, réalisateur, monteur, producteur! Son cinéma de fiction prouve qu’il est possible de réaliser des œuvres de grand public sans pour autant consentir à un produit dont toute approche esthétique et critique serait bannie.

Michel Brault, L’Acadie, L’Acadie (1971).
Michel Brault, L’Acadie, L’Acadie (1971).
© ONF

Ce numéro de COPIE ZÉRO débute par un entretien avec Michel Brault; suivent des témoignages de ses collaborateurs et amis, Claude Jutra, Pierre Perrault, Guy Borremans, Raymond-Marie Léger; et enfin une filmographie la plus complète à ce jour (il y a certes des oublis, les mémoires se perdent avec le temps!).

Nous espérons que tout ce dossier, ainsi que la rétrospective des films de Brault à la Cinémathèque québécoise, renforceront les divers témoignages estimant l’œuvre de Brault comme l’une des plus remarquables de l’histoire du cinéma québécois.

Pierre Jutras

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