La Cinémathèque québécoise

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Médiathèque

Pour accompagner certains programmes, cycles thématiques ou rétrospectives importantes, la Médiathèque prépare des « Repères bibliographiques ». Vous pouvez les consulter ici.

№.65, Philippe Noiret

« Le talent et la sagesse ont fait en trente ans de Philipe Noiret l’une des figures les plus solides du cinéma français. Serait-il le Raimu des années 80? Il en a en tout cas la carrure…» « La carrière cinématographique de Philippe Noiret commence tard, précédée d’une enrichissante expérience théâtrale (…) En fait tout Noiret tient dans ces deux pôles, de Raymond Queneau à François Mauriac : légèreté, dérision et tendresse d’un coté, poids écrasant d’une certaine classe sociale de l’autre. Ses meilleurs rôles seront souvent une synthèse de ces deux dimensions contradictoires, assez rare dans le cinéma français. (…) C’est certainement Bertrand Tavernier qui a su le mieux dégager ce qu’il pouvait y avoir d’inquiétant et de perverti dans son image la plus rassurante, et le faire osciller entre la rigidité bourgeoise et la tentation violemment anarchiste. (…) Menant dès lors une brillante carrière internationale sous la direction de cinéastes prodigieux comme George Cukor, dans JUSTINE, Alfred Hitchcock dans L’ÉTAU, ou Francesco Rosi dans LES TROIS FRÈRES, Noiret alterne intelligemment, en France, films destinés au grand public et œuvres plus originales, sans donner pour autant sa caution à n’importe quelle entreprise.

Arnoulx, Jean; Braucourt, Guy; Marmin, Michel. Le cinéma français, 1960-1985. Paris : Atlas, 1985, p.140

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