La Cinémathèque québécoise

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60 titres. Voilà un nombre de productions ja­mais atteint depuis que nous publions un annuai­re des longs métrages. Cette augmentation est essentiellement due aux 15 spectacles musicaux ou théâtraux dont on a effectué, cette année, des enregistrements vidéo. Dans le détail cela donne 15 films tournés en 35mm, 24 en 16mm et 21 autres en vidéo.

La catégorie fiction – 30 films – domine tou­jours malgré une légère diminution depuis deux ans. Par contre, le nombre de documentaires reste sensiblement le même avec 15 titres dont quatre allient la fiction au documentaire. Les 21 productions tournées en langue originale an­glaise dénotent une légère tendance vers un ci­néma influencé par des conditions de finance­ment de plus en plus favorables aux films anglophones. Les huit films de la série Shades of Love illustrent bien cette propension à fabriquer un produit de consommation de mas­se, visant d’abord le public de la télévision payante anglophone, tant canadienne qu’amé­ricaine.

EN DERNIER RECOURS
EN DERNIER RECOURS
© ONF

Le coût moyen d’une production vidéo est de 159 963$ alors que celui d’un film est de 1 521 711$. Le financement continue d’être assuré, en grande partie, par des subsides distribués par les organismes gouvernementaux : Téléfilm Ca­nada investit dans 40 projets, la Société Géné­rale du cinéma du Québec dans 15, la Société Radio-Canada dans 10, Radio-Québec dans quatre et le Conseil des Arts du Canada dans trois. Du côté de l’ONF, on dénombre six pro­ductions maison, quatre coproductions avec des compagnies privées et trois films auxquels il a fourni une aide, sous forme de collaboration technique. Quant aux télévisions privées, elles se sont davantage impliquées financièrement, depuis l’an dernier, passant de 5 à 23 films.

Les coproductions avec les pays étrangers se diversifient : trois avec la France, une avec la Suisse, une avec la Belgique et enfin une autre avec le Japon.

Des 54 cinéastes, auteurs de longs métrages, seulement sept sont des femmes, soit 11% du nombre total. Par ailleurs, un fait exception­nel est à souligner: nous relevons 14 premiers longs métrages réalisés sur film. Une conjonc­ture favorable dont plusieurs cinéastes ont su profiter et qui ne se répétera peut-être pas souvent.

Afin de proposer quelques réflexions sur cette récolte de l’année, nous publions cinq textes de collaborateurs dont Dominique Noguez et Fran­çois Bilodeau, tous deux invités par les Rendez- vous du cinéma québécois, et, de ce fait, ayant visionné la presque totalité de la production 1987. Il nous est aussi apparu important de sou­ligner le succès populaire d’UN ZOO LA NUIT de Jean-Claude Lauzon, en privilégiant un point de vue inusité sur le film. Une chronologie des événements importants et un tableau des films québécois sortis en salle complètent le paysa­ge cinématographique de l’année 1987.

Un relevé de 723 notices bibliographiques compose la dernière section du numéro. Il inventorie les articles de journaux, revues de cinéma, périodiques et monographies diverses publiés, ici et à l’étranger, sur le cinéma qué­bécois.

Pierre Jutras

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