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Cahiers des rencontres > CAHIER 2 : RÉPERTOIRE DES GROUPES > Amérique latine et centrale

Sommaire :
> Organisme international
> Argentine
> Bolivie
> Colombie
> Cuba
> Mexique
> Panama
> Pérou
> Uruguay
> Vénézuéla

Note : les informations qui suivent sont issues du cahier no 2 des Rencontres de Montréal. Elles datent de 1975 et n’ont pas été mises à jour depuis.


Organisme international


Comité de cineastas de America latina

Apartado 17104, Caracas Venezuela. (Sec. Gén. Walter Achugar).

Origines et historique

Le Comité des cinéastes latino-américains a été créé lors des Rencontres internationales pour un nouveau cinéma à Montréal en juin 1973. Il faisait suite à plusieurs réunions et discussions sur l’opportunité et la nécessité de son existence, qui eurent lieu tant à Alger en décembre 1973, qu’à Buenos Aires en mai 1974. Un comité provisoire formé lors des Rencontres de Montréal fut confirmé dans ses buts et ses fonctions furent entérinées lors d’une réunion à Caracas en septembre 1974.

Objectifs

Assurer la continuité et la permanence des rencontres de cinéastes latino-américains sur un plan annuel. Promouvoir des réunions régionales et des séminaires d’étude dans le but d’examiner et de discuter la problématique du cinéma latino-américain. Établir une solidarité active avec les cinématographies nationales qui subissent la persécution et la répression de régimes dictatoriaux comme au Chili, en Uruguay et en Bolivie ainsi qu’avec celles des pays qui risquent de subir la même situation. Appuyer les cinématographies des pays en voie de développement et promouvoir la naissance de cinématographies dans ceux qui n’en n’ont pas. Dénoncer de façon permanente l’utilisation des moyens de communication de masse par l’impérialisme comme instrument de pénétration idéologique et de déformation de la culture latino-américaine de même que la politique néocoloniale de domination culturelle. Promouvoir une politique des moyens audio-visuels qui soit au service des peuples de l’Amérique latine. Organiser et préparer un recensement du cinéma latino américain qui réunira les informations suivantes: conditions de production, de distribution et d’exhibition; inventaire des moyens et des équipes techniques; films réalisés, et en voie de réalisation pour en faciliter la circulation. Promouvoir la participation du cinéma latino-américain dans les festivals, rencontres et autres manifestations culturelles similaires, avec l’objectif de démontrer que le cinéma est un instrument de connaissance fondamental de la réalité continentale. Publier un bulletin informatif sur la situation du cinéma latino-américain et créer les conditions de sa réalisation.

Bibliographie

  • « Por un cine latinoamericano ». Plaquette publiée par les Rencontres des cinéastes latino-américains en solidarité avec le peuple et les cinéastes du Chili. Caracas, sept. 74.
  • Cahier 1. Projets et résolutions. Rencontres internationales pour un nouveau cinéma. Montréal. Juin 74.
  • Positif, No: 164; Déc. 1974. « Les Latino-américains à Montréal ». Cinema Sessanta, 97/98; Maggio-agosto 74. « Documento costitutivo della FELACI ».

Argentine


 Gruppo Cine Liberacion

Très Sargentes 401; 5°piso, Dpto B. Capital Federal, (dir: Fernando Solanas)

Objectifs

Formé vers 1965, le Gruppo Cine Liberacion fut à l’origine une organisation clandestine de production et de diffusion. L’Argentine était alors sous la dictature militaire. Fernando Solanas, et Octavio Getino réalisent et diffusent La hora de los hornos et élaborèrent la théorie du tercer cine (troisième cinéma). Les travaux de Solanas et Getino, le film La hora de los hornos, et par conséquent les activités et les Objectifs du groupe sont très bien connus. Le Manifeste « Vers Un Troisième Cinéma «est en lui-même un historique de la praxis et de la théorie des cinéastes argentins. D’autre part le Cahier 3 (trois) de la présente série, comprendra un exposé complet de Solanas, prononcé lors des rencontres qui retrace l’historique et qui précise certaines des théories du Groupe Cine Liberacion.

D’autre part le même document (cahier 3) comprendra deux courts exposés, l’un d’Edgardo Palero et l’autre de Humberto Rios sur le Frente de liberacion de la cinematografia argentina – soit le Front commun des cinéastes argentins qui avait pu, avec l’arrivée de Campora au pouvoir en 1973, entreprendre le combat, plus ouvertement pour une législation progressiste sur le cinéma. Toutefois les événements de la dernière année en Argentine, ont réduit au silence quasi total le mouvement de décolonisation du cinéma argentin.

Rappelons que le groupe Cine Liberacion, a produit en outre de La hora de los hornos, le film de Gerardo Vallejo: El camino hacia la muerte del viejo reales, ainsi que deux courts cinétracts; Ollas populares et La paz. Finalement outre le document « Hacia un tercer cine », de Solanas et Getino publié originalement par le revue Tricontinental en 1969, les auteurs ont également signé un autre livre intitulé Cine, cultura y descolonizacion (Siglo XXI, Buenos Aires, janvier 1973) et qui reprend plusieurs des textes de Solanas et Getino parus entre 1966 et 1972, de même qu’une liste des films produits et diffusés par le Groupe et un bilan de ses activités tant clandestines que dans le cadre du Front de liberation du cinéma argentin. Pour ces raisons donc, et aussi le manque d’espace disponible à l’intérieur des limites que nous nous sommes imposées dans le but de rendre ce document plus accessible et plus efficace en termes d’outil de travail, nous avons choisi de référer le lecteur à la Bibliographie ci-bas qui concerne le groupe, ses buts, ses activités et son historique.

Bibliographie

  • « Hacia un tercer cine », in Tricontinental, No 13, Oct. 1969.
  • « Vers un troisième cinéma », in Tricontinentale, No: 3, 1969.
  • « Towards a Third Cinema », in After Image, No: 3, Summer 1971.
  • « Towards a Third Cinema », in Cinéaste, Vol. IV, No: 3; Winter 70/71
  • « Verso un terzo cinema » in Cinema e lotta di leberazione (« Cinema e rivoluzione », no: 1, La nuova sinistra, Roma, 1970)
  • Cahier 3, Rencontres internationales pour un nouveau cinéma. Textes et conférences.
  • Cine, cultura y descolonizacion. Siglo XXI, 1973.
  • Maktens Objektiv (Film och filmpolitik i tredje världen; Ulf Stenberg, Ove Saverman. Almquist & Wiksell, Stockholm, 1973)

El Frente… même adresse que Cine Liberacion.


Cine de la Base

(Adresse non disponible au moment d’aller sous presse)

Origines et historique

Groupe de production et de diffusion formé en 1973 dans le but de produire le film Los traidores. C’est à partir de l’expérience de production et de diffusion de ce film, que le groupe s’est donné une ligne politique interne de réflexion dont les conclusions ont porté essentiellement sur la nécessité de créer de nouveaux mécanismes de diffusion et d’exhibition. Ce travail impliquait la nécessité d’accomplir un travail qui déborde le champ cinématographique. Le Groupe a donc adhéré à la F.A.S. (Frente anti-imperialista y por el socialismo) et à partir de cette nouvelle définition a commencé à élaborer de nouveaux critères sur la plan politique et technique.

Objectifs

En tant que groupe de cinéma, Cine de la Base entend intervenir concrètement dans le processus politique argentin. Le groupe propose un cinéma militant, dont les perspectives de travail rejoignent celles du prolétariat et dont les films doivent servir comme instrument dans la lutte contre l’impérialisme et ses alliés, sur le thème de la conscience de classe. Le cinéma du groupe se veut un cinéma « alternatif » qui œuvre dans les intérêts et la nécessité de la révolution et qui contribue à la conscientisation. En somme faire un cinéma qui pourrait se caractériser comme « matérialiste dialectique ». Un cinéma qui s’appuie sur une pratique qui pourra changer fondamentalement les relations entre l’idéologie des films et les conditions matérielles de production, distribution et exhibition. Dans cette perspective le groupe entend pratiquer un cinéma qui participe activement au plus important phénomène culturel contemporain: la Révolution socialiste.

Principales activités

Prioritairement le groupe a à travailler à l’édification d’un réseau très large qui projette des films pour la Base. Avec l’aide d’autre cinéastes dans le pays, se sont créés d’autres groupes de Cine de la Base à partir des régions et des provinces, qui tout en montrant les films diffusés ont tenté de créer des équipes de production. Le noyau de ce réseau était formé de comités de la Base, d’unions, de syndicats, d’organisations politiques et étudiantes qui adhéraient ou non au F.A.S. Après 9 mois de travail Cine de la Base avait un circuit fonctionnel au niveau de 9 provinces. Dans le but de mieux rejoindre les travailleurs, plusieurs projections étaient effectuées dans les conditions spécifiques des luttes et dans le cadre de l’organisation du peuple. Plusieurs projections, ont dû souvent être faite dans la semi-clandestinité afin d’assurer la sécurité des participants contre les bandes fascistes ou la répression. Généralement ces projections se déroulaient devant une quarantaine de personnes. Ailleurs le groupe a réalisé des projections dans des locaux syndicaux, des universités etc. Dans d’autres cas des projections ont été effectuées pour les paysans indiens avec traduction simultanée. Sur le plan de la production le groupe a poursuivi une campagne d’éducation sur les méthodes et techniques de production d’un film. Cette option de travail fut particulièrement efficace dans le cas de la réalisation de tracts lors de conflits syndicaux. Dans ces cas les ouvriers ont souvent participé et/ou réalisé eux-mêmes les films.

Nature de la diffusion, mécanismes et principaux films diffusés

  • Los traidores. Collectif. Couleur, 114min, 16 mm/35 mm. Le film retrace la vie d’un leader syndical argentin dans une perspective historique et politique de l’Argentine contemporaine.

Gruppo Tercer Cine

Juan Manuel Blanes 167. Capital Fedéral. Tél. 21.55.10. (resp.: Humberto Rios)

Nature de la diffusion, mécanismes et principaux films diffusés

  • Al grito de este pueblo. Humberto Rios. 16 mm couleur, 65 min. Un documentaire qui retrace les luttes révolutionnaires du peuple bolivien.

(aucune autre information au moment d’aller sous presse)


Bolivie


Ukamau

(groupe de production créé par Jorge Sanjinés)

Origines et historique

Le groupe fut formé en 1966, à la suite de l’interdiction du film du même titre par le régime Barrientos. Le film Ukamau étudiait les relations entre les deux communautés qui composent la population bolivienne: Indiens et Métis. Le film fut interdit et Sanjinés destitué de son poste à l’Institut du film, qui depuis a été fermé. En 1971, à la suite du coup d’État du général Banzer, Sanjinés a dû s’exiler au Pérou. Le nom du groupe est rattaché aux autres productions subséquentes de Sanjinés.

Objectifs

« Nous ne faisons pas de cinéma à la recherche d’une nouveauté. Ce fut notre propre réalité, qui peu à peu a exigé de nous plus de conséquence et d’authenticité dans la recherche de la vérité et sur le chemin de la révolution. Nous devons chercher notre propre idéologie dans les sources culturelles de nos peuples. Tâche très dure dont il est facile de parler théoriquement, mais qui est difficile à réaliser dans la pratique. C’est une question de plusieurs années, de plusieurs générations. » Déclaration de Jorge Sanjinés, mars 1972.

Principales activités

De 1966 à 1974 le groupe Ukamau a réalisé 4 films de long métrage. Si la durée de production pour chaque film fut de 6 mois il a fallu perdre plus de 60 mois pour chercher les moyens de produire; 5 ans perdus à cause du système dans la recherche des moyens économiques. Pendant ce temps plus d’une quinzaine de scénarii ont été écrits et préparés et 5 seulement ont été matérialisés. L’un des films fut complètement perdu, le négatif irréparablement endommagé par un sabotage dans un laboratoire de Berlin Ouest alors que 70 pour cent de l’histoire était déjà filmée. Il s’agit d’un film nommé Les chemins de la mort. Une des réflexions qu’amène ce bilan, pour le groupe est la nécessité, afin d’éviter une extinction possible de ces mouvements culturels de libération, de trouver des solutions d’ensemble et une politique de production qui protège et garantisse la survie et le développement du cinéma révolutionnaire…

Le cinéma révolutionnaire doit déployer une grande offensive de production et disputer à l’impérialisme le marché latino-américain, ajoute le groupe. Ainsi on reconquerra un public qui est resté à la merci du cinéma corrupteur. Il ne s’agit pas tant d’une grande entreprise économique que d’une grande entreprise politique et culturelle…

La communicabilité qui signifie aussi attraction, clarté, humour et intérêt, peut parvenir à se libérer des vices du langage du cinéma commercial. Ce que dit Julio Garcia Espinoza, conclut le groupe, citant Brecht, à propos du cinéma révolutionnaire semble juste, à savoir que dans sa majorité il n’a pas encore réussi à procurer du plaisir. En dehors du fait que les Objectifs d’un cinéma révolutionnaire ne sont pas de divertir, mais de préoccuper, mobiliser et faire prendre conscience, et de même que son orientation et son objectif final n’est pas de se constituer en spectacle, mais en document, ce cinéma doit avoir un pouvoir attractif et un intérêt capable de captiver et de gagner le peuple pour en faire son interlocuteur et obtenir sa participation.

(extrait d’un texte du groupe Ukamau reproduit par MK2 Diffusion)

Principaux films produits

  • Yawar mallku (Le sang du condor), Jorge Sanjinés, 35 mm (16 mm) n&b. 85 min. Dénonciation du programme de contrôle des naissances imposé à la Bolivie par les U.S.A. qui consiste, pour certaines régions et certaines catégories de la population à stériliser les femmes.
  • Coraje del pueblo, Jorge Sanjinés, 35 mm (16 mm), couleur, 90 min. Reconstitution du massacre des mineurs boliviens le 24 juin 1967 par les forces armées du régime Barrientos.
  • L’enemigo principal. Jorge Sanjinés, 35 mm, couleur, 90 min. Des paysans indiens tentent de s’opposer à l’oppression et à l’exploitation des propriétaires fonciers, mais en continuant à faire confiance au pouvoir central, un pouvoir aux ordres de l’impérialisme. La répression du pouvoir aura pour effet de souder les villageois dans leur lutte et de comprendre les buts de la guérilla.

Bibliographie

  • Cine cubano, nos: 71-72, 1972.- « Texte de Jorge Sanjinés ».
  • Cahiers du Cinéma, No: 253, oct-nov. 1974.- « Sanjinés et le groupe Ukamau ».
  • Dossier de Presse MK2 Diffusion sur Courage du peuple.
  • Maktens Objektiv. U. Stenberg, 0. Saveman. (Almqvist & Wiksell, Stockholm).

Colombie


A.V. Associados

Apartado Aereo 11882. Bogota. (Resp: Carlos Alvarez).

Principales activités

Collectif de production et de diffusion de films principalement en 16 mm.

Principaux films produits

  • Que es la democracia?Carlos Alvarez. 16 mm. n&b. 42 min. Film de montage qui tente de faire le point sur la « démocracie » telle qu’elle se pratiquait en Colombie au moment des « élections » de 1970, les premières dans ce pays depuis 1954.
  • Columbia 70. Carlos Alvarez, 16 mm. n&b. 5 min. Film de montage qui établit un parallèle entre une vieille femme qui se meurt de faim dans un quartier de Bogota et un publicitaire de Kodak.
  • Un dia yo pregunté. Carlos Alvarez. 16 mm. n&b. 9 min. Film de montage sur l’aliénation des croyances religieuses.

Bibliographie

  • Maktens Objektiv. U. Stenberg/0. Saverman. Ed. Almqvist & Wiksell Stockholm.

Cuba


ICAIC

(Instituto cubano de arte y industria cinematograficos) Calle 23. no. 1155, La Habana. (Dir.: Alfredo Guevara).


Mexique


Centro universitario de estudios cinematograficos

(CUEC) Cinemateca del U.N.A.M. Yautepec 32-1, Col. Condesa. Mexico. D.F. (resp. sec. prod.: Manuel Gonzales Casanova).

Principales activités

Groupe de production de l’École de cinéma, rattaché à l’Université nationale.

(aucune autre information au moment d’aller sous presse)


Tercer Mundo A.C.

Chihuahua No. 175-305. Mexico, D.F. Tél. (905) 553.31.87 (resp: Carlos Carillo).

Principales activités

Groupe de diffusion.

(aucune autre information au moment d’aller sous presse)


Directores Asociados S.A.

Avenida Toluca 306- Casa 20. Mexico 20 D.F. (Alberto Isaac, Sergio Olhovic, Gonzales Martinez, Paul Leduc).

Principales activités

Regroupement de quelques cinéastes mexicains venus de l’expérience de la production industrielle et qui veulent produire de façon indépendante des films engagés. (Aucune autre information au moment d’aller sous presse).


Panama


Grupo expérimental de cine universitario

(GECU) Estafeta Universitaria. Ciudad Uni- versitaria. Panama, tél: 64.27.56 (Directeur: Pedro Rivera).

Principaux films produits

Le groupe a produit un film: Ahora ya no estamos solosréalisé par Enoch Castillero, n&b, 54 min. 16 mm. Le film présente le combat du peuple de Panama contre l’exploitation des monopoles américains. Le film a été tourné lors de l’Assemblée extraordinaire du Conseil de sécurité des Nations Unies à Panama.

(aucune autre information au moment d’aller sous presse)


Pérou


Si.Na.Mo.S.

(Sistema national de mobilizacion social) Direccion Cine. Centro Civico Sinumero. Lima. Tél: 31.39.78 (Dir: Federico Garcia).

(aucune autre information au moment d’aller sous presse)


SITEIC

(Sindicato de trabajadores en la industria cinematografica del Peru) Lima.

Origines et historique

Regroupement des travailleurs du cinéma péruvien créé vers la fin de 1974 dans le but de réclamer une nouvelle Loi sur le cinéma.

Objectifs

Les buts du regroupement sont les suivants: réclamer l’expulsion de l’impérialisme de la distribution et la construction d’un cinéma national. Le groupe lance un appel à tous les travailleurs de l’art et de la culture, réclamant leur solidarité dans la lutte historique qui s’annonce pour la décolonisation culturelle du peuple péruvien. Une lutte contre l’utilisation par l’impérialisme des moyens de communications, et contre toutes les forces réactionnaires et anti-nationales qui entravent la libération du peuple péruvien et la conscientisation face à sa propre culture nationale. Le groupe propose la nationalisation de la distribution, et la construction d’un cinéma national.

Principales activités

SITEIC publie des bulletins d’information sur les réformes et les propositions de la loi sur le cinéma.


Uruguay


Cinemateca del Tercer Mundo

(C3M) Montevideo (resp. fondateurs: Mario Handler, Walter Achugar).

Origines et historique

La Cinemateca del Tercer Mundo a été créée le 8 novembre 1969. Ses fondateurs travaillaient depuis quelques années dans le domaine de la diffusion du film politique. Ils avaient créé un circuit de contre-information en 16 mm et 35 mm, mais très vite le groupe se rendit compte qu’il devait tourner ses propres films sur la situation dans le pays. Ce besoin s’était d’abord fait sentir deux ans auparavant en juin 1967, quand l’hebdomadaire de gauche Marcha avait organisé en collaboration avec le groupe un festival des meilleurs films de l’année parmi lesquels on retrouvait nombre de films cubains et latino-américains qui avaient été montrés à Vina del Mar au Chili quelques mois auparavant. Une sélection de ces films a par après circulé à travers tout le pays, et c’est delà qu’est venue l’idée de réaliser des actualités révolutionnaires. La manifestation des étudiants à Montevideo pendant la conférence de Punta del Este, fut le sujet d’un premier film de Mario Handler: Me gustan los estudiantes. La mobilisation engendrée par la projection du film fit prendre conscience à ses réalisateurs de l’influence concrète que pouvait avoir le cinéma sur les luttes en cours. D’autres projets ont suivi et la C3M devint vite le point de ralliement du cinéma latino-américain, tant sur le plan de sa production que sur celui de sa diffusion.

Objectifs

Diffuser et produire des films politiques concernant les différentes luttes au niveau international contre l’impérialisme et aussi des films qui puissent être utiles pour un travail politique dans le pays essayant de témoigner de la réalité pour aider à la changer.

C’est lors du deuxième Festival de films engagés que la C3M a marqué sa fondation. Le cinéaste Joris Ivens y participait. Le groupe a également publié deux numéros d’une revue intitulée Cine del Tercer Mundo. Déjà à cette époque la Cinemateca possédait une centaine de copies de films principalement latino-américains. Presque toujours ces copies étaient importées clandestinement. La C3M a par ailleurs continué la production de films en Uruguay. Un groupe s’est constitué avec comme fonction principale la production, tandis que deux autres avaient pour responsabilité la diffusion: l’un sur le plan de la diffusion dans les salles et à la TV, l’autre sur un plan plus strictement militant. Le groupe a par ailleurs réalisé un film pour El frente amplio.

La C3M a de plus contribué à la formation de plusieurs techniciens dans le but de parvenir à réunir les conditions économiques et pratiques, d’un véritable décollage du cinéma uruguayien. Depuis le coup du régime Bordaberry, la C3M a dû arrêter ses activités ses films ayant été saisis par les militaires. Ses animateurs furent emprisonnés pour activités « subversives ». Torturés puis relâchés, ils vivent depuis en exil. La Cinémathèque, en exil en Argentine pendant quelques mois, a pu réaliser un court dessin animé sur les problèmes des prisonniers politiques.

Principaux films produits

  • Me gustan los estudiantes. Mario Handler. 16 mm, n&b, 6 min. Film de montage sur les manifestations étudiantes contre la conférence de Punta del Este en 1969.
  • Liber Arce-Liberar se. Mario Handler & Mario Jacob, 16 mm, 10min, n&b. Film de montage sur la mort d’un jeune étudiant abattu par les policiers pendant une manifestation à Montevideo.
  • El problema de la carne. Collectif. 16 mm, n&b, 21 min. Un documentaire de contre-information sur le problème de l’exportation de la viande en Uruguay, film réalisé en collaboration avec un syndicat.
  • La bandera que levantamos. Mario Jacob, Eduardo Terra. 16 mm, n&b, 14 min. Film réalisé pour la campagne du Frente amplio (Union de la gauche) lors des élections de 71.
  • En la selva hay mucho por hacer. Collectif. 35 mm, couleur, 17 min. Film d’animation d’après des poèmes d’un prisonnier politique.

Bibliographie

  • Afrique Asie, no: 28, 16 avril 1973.- « Où en est le cinéma révolutionnaire en Amérique latine »
  • Maktens Objektiv, U. Stenberg & 0. Saverman. Ed. Almqvist & Wiksell. Stockholm, 1973.
  • Cine del Tercer Mundo, Oct. 1969, No: 1 et No: 2. publié par la C3M.

Vénézuéla


Federacion Venezuelena CineClubes

(Fe.Ve.C.) Plaza Morelos. Museo de Bellas Artes. Caracas, (resp: Ambretta Roffe).

Principales activités

Organisme de diffusion de films en 16 mm et 35 mm pour les groupes et ciné-clubs du Vénézuela.

(aucune autre information au moment d’aller sous presse)


CineClub del Estado

Carrera 17/No: 29-96. Barquisimeto (Resp: Juan A. Rodriguez).


Cine Club Universitario

Treatro Baralt.Maracaibo. (resp: Gabriel Arriechi).

Objectifs

Deux groupes qui font un travail avec les organismes de la base et qui diffusent des films progressistes.

(aucune autre information au moment d’aller sous presse)


Asociacion nacional de autores cinematograficos

(ANAC) AP. 60253. Caracas, tél: 283.54.30 (Jésus Enrique Guédez, mario Handler, Josefina Jordan).

Objectifs

Regroupement des cinéastes vénézuéliens pour un cinéma indépendant de création libre, pour l’élaboration de politiques efficaces de distribution au niveau national et mondial, et qui défend des intérêts politiques, créatifs, et économiques de chaque groupe et de chaque film.

(aucune autre information au moment d’aller sous presse)


Ce texte est issu du cahier no 2 des Rencontres de Montréal : Comité d’action cinématographique (Québec). Cahiers des Rencontres internationales pour un nouveau cinéma. Montréal : Comité d’action cinématographique, 1975, 4 vol. Bibliogr. ; Ill. Cote PN 1993.4 R39

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