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LES BIOGRAPHIES > Patrick Straram

Photo de plateau.[196?] Patrick Straram. Noir et blanc. 1995.0352.PH.22.
Photo de plateau.
[196?] Patrick Straram. Noir et blanc. Coll. Cinémathèque québécoise.1995.0352.PH.22.
STRARAM, Patrick (dit le Bison ravi), acteur, scénariste (Paris, France, 1934 – Montréal, 1988). Arrivé au Canada en 1954 et à Montréal en 1958, il dirige le Centre d’art de l’Élysée (1960 à 1963), où il se fait le défenseur du jeune cinéma européen (Godard, Resnais, etc.). Homme de radio, écrivain (La faim de l’énigme), il contribue à faire de la critique un exercice à la fois analytique et autobiographique. Éternel marginal, son statut singulier dans le milieu intellectuel montréalais l’amène à apparaître dans plusieurs films, notamment ceux des frères Jean et Serge Gagné (À vos risques et périls, 1980; La couleur encerclée, 1986). Mais son rôle marquant demeure celui de l’ex-mari de Johanne dans À tout prendre (C. Jutra, 1963). Par ailleurs, il signe les commentaires de deux films de Louis Portugais (Saint-Denys Garneau, 1960, c. m.; Voir Pellan, 1968, c. m.), et est à la fois scénariste et interprète de La terre à boire ( J.-P. Bernier, 1964) et de Fabienne sans son Jules (J. Godbout, 1964, c. m.). Son amitié a eu une certaine influence sur les œuvres de Gilles Groulx, de René Bail et de Pierre Goupil. Ses critiques de cinéma ont été publiées dans des livres (Cinémarx et Rolling Stones) et on lui doit un ouvrage sur Gilles Groulx, écrit en collaboration avec Jean-Marc Piotte: Gilles cinéma Groulx le lynx inquiet (Cinémathèque québécoise/éditions québécoises). En 2003, Marc Vachon lui consacre un livre, L’arpenteur de la ville, L’utopie situationniste et Patrick Straram, aux Éditions Tryptique. (Marcel Jean, Le Dictionnaire du cinéma québécois)
Dossier réalisé avec la collaboration de