La Cinémathèque québécoise

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ARTICLES DE PRESSE

ATP_DP2_Cinema Paris_1964-03Cinéma (Paris).
Mars 1964. Deux pages. Coll. Cinémathèque québécoise.
No 84 de la revue. Critique : Michel Flacon.

HarrelleJ_DP2_Realites_1964-09Réalités.
Septembre 1964. no 224. Coupure de presse. Coll. Cinémathèque québécoise.
« Réalités-cotations. Les derniers films  ». Une brève critique du film dans la publication française Réalités.

ATP_DP1_Metro express_1964-11-06Metro Express.
6 novembre 1964. Coupure de presse. Coll. Cinémathèque québécoise.
« Un magazine français publie un article sur le film À tout prendre ». Résumé de la critique du film, fort élogieuse, parue dans le mensuel Réalités.

CAHIERS DU CINÉMA

1981_0061_33_AR_07Facture des Cahiers du Cinéma à Claude Jutra.
30 octobre 1963. Papier en-tête des Cahiers du Cinéma. Deux pages. Coll. Cinémathèque québécoise.1981.0061.33.AR.
Une facture au montant de 437,40 francs est envoyée à Claude Jutra pour la publication d’une photo de Johanne Harrelle en quatrième de couverture du n° 148 de la célèbre revue française de cinéma.

CORRESPONDANCES

46p_660_01_12_3_1Brouillon de lettre de Claude Jutra à Janine
[automne 1963]. Manuscrit autographe. Trois pages. Archives UQAM. Fonds d’archives Claude-Jutra, 46P-660:01/12 (3).
Réactions de Claude à la lettre de Janine (?), une amie qui a bien aimé son film. « S’il y a un témoignage sur mon film que je chéris entre tous, c’est bien le vôtre. Vous me dites : « C’est très chouette de pouvoir admirer quelqu’un qu’on aime bien… ». Et moi je vous réponds que c’est encore plus chouette de se sentir compris par quelqu’un qu’on aime tout autant. »

46p_030_280_20_1Lettre de Johanne Harrelle à Claude Jutra.
Décembre 1963. De Paris. Manuscrit autographe. Sept pages. Archives UQAM. Fonds d’archives Claude-Jutra, 46P-030/280 (20).
Johanne fait le récit de ses rencontres à Paris, surtout des amies de Claude, mais aussi des gens du milieu de la mode. Elle entretient aussi des liens avec des cinéastes, dont Jean Rouch, qui se questionnent sur la meilleure façon de lancer le film de Claude Jutra en France. « […] si je ne travaille pas à la mode d’ici quelques jours, je chercherai un autre travail, je demanderai à Jane Rouch de me conseiller ou à B. Schroeder, quoiqu’il soit occupé en ce moment au tournage avec Al Maysles et Godard et mon homonyme Joanna Shimkus. » Il s’agit du tournage de Montparnasse et Levallois, sketch de Paris vu par…, réalisé par Jean-Luc Godard et filmé par Al Maysles. Joanna Shimkus, actrice et mannequin d’origine canadienne, travaille à cette époque à Paris et tient un rôle dans le film. Plus loin, vers la fin de la lettre, elle note ceci: « Je te quitte maintenant en te disant que tu es très attendu ici, par un tas de gens et surtout moi; que tous les français qui voient Hallelujah the Hills (Les collines) sont emballés, que Jojo a dit que ça lui a rappelé notre film et nous devons venir ici bientôt avec le film. D’abord comme dit Jean Rouch, il faut faire une grande campagne pour le lancement du film, car c’est le genre de film qui ne supporterait pas « a failure after 3 days ». »

46p_030_363_1Lettre de Louis Marcorelles à Claude Jutra.
24 décembre 1963. De Paris. Dactylographiée et signée. Archives UQAM. Fonds d’archives Claude-Jutra, 46P-030/363 (1).
Fait référence à la collaboration d’Albert Maysles et de Jean-Luc Godard pour le tournage de son sketch dans Paris vu par… S’informe auprès de Claude s’il est satisfait du texte qu’il a écrit sur À tout prendre dans les Cahiers du Cinéma.

1981_0056_18_AR_06
Brouillon d’une lettre de Claude Jutra à François Truffaut.
[1964?]. Petites feuilles quadrillées. Deux pages manuscrites recto-verso.1981.0056.18.AR.
Claude Jutra déplore que François Truffaut n’ait pas encore vu son film et souhaite qu’il vienne tourner au Canada.

46p_030_280_23_1Lettre de Johanne Harrelle à Claude Jutra.
8 janvier 1964. De Paris. Manuscrit autographe. Huit pages. Archives UQAM. Fonds d’archives Claude-Jutra, 46P-030/280 (23).
Johanne commente le projet de la sortie commerciale du film en France, tout en déplorant le fait de ne pas avoir de copie pour le montrer : « […] ça ennuie plusieurs personnes désireuses de revoir le film pour eux ou pour le faire voire à des amis susceptibles d’en dire un bon mot dans les journaux ou autres, pour la campagne prévue, pour le lancement de notre film, car c’est maintenant et non plus tard qu’il faut faire quelque chose ou sujet du lancement commercial — le public est prêt en ce sens — que les grands succès cinématographiques fusent d’importations étrangères :
exemple no 1 — Tom Jones, d’Angleterre
exemple no 2 — Hallelujah the Hills, qui a une reprise après une absence de 10 jours. Tu vois ce que je veux dire. Il faut en parler avec Jane Rouch qui, elle, saurait grouper les personnes influentes susceptibles d’aimer le film et d’en faire une publicité favorable. »
Johanne fait ensuite allusion au travail de Claude avec son coproducteur Robert Hershorn et avec Leonard Cohen qui travaille à la traduction anglaise du film : « Et Robert et Leonard et toi faites bon ménage les trois compères tant mieux! Puisse cette association rapporter beaucoup de fruits profitables au genre humain. Whoa__________! Revenant à notre film, Patrick (Straram) fut beaucoup aimé ici, il fait rire la minute qu’il ouvre la bouche et ton texte amuse les gens aussi, énormément, ta toilette les fait rire — no end — pourquoi? Je ne sais pas. Après “Aimes-tu les garçons?”, le bris du verre les fait rire aussi beaucoup, pourquoi? La jetée, ils se tordent de rire. Et tous, après le film, ont cette même question “Pourquoi vous abandonne-t-il? » C’est là, leur seule frustration de ne pas savoir, ne pouvoir résoudre ce problème, celui d’une question laissée sans réponse. » Et, à la page 6, elle ramasse en un paragraphe, sur un ton ironique, l’état de ses relations avec la mère de Claude : « Au fait, comment va ta mère? Elle doit être plus heureuse depuis que je suis partie, quoique je me demande ce qui est mieux. Une négresse contre deux juifs. Je ne sais ce qu’elle préfère? Ah! ah! ah! Je ne veux pas être méchante, j’en suis vraiment incapable consciemment. Sa santé? Et ton père? Et mon beau-frère? Ah! ah! Ils seront heureux d’apprendre le succès qu’a eu ton film en Europe, et celui qu’il aura partout où il passera. » Elle clôt sa lettre ainsi : « Et toi, je t’embrasse à nouveau, je suis toujours très éprise de toi et n’ai depuis Fernand (Durand) aucune aventure amoureuse, non pas par mérite te suis-je fidèle, mais par besoin je le suppose. Les seules personnes me courtisant qui me plaisent sont des homosexuels — et je ne connais pas encore de tantes — tu vois ceux que je connais sont sérieux, charmants, spirituels, intelligents et deux sont très riches. Je finirai, comme la tireuse de cartes me le disait, par épouser une personne sans sexe. […] Je te serre dans mes bras et mordille ta nuque et renifle un peu ton odeur. À bientôt, ta Jojo. »

46p_030_363_2_1Lettre de Claude Jutra à Louis Marcorelles.
15 janvier 1965. De Montréal. Dactylographiée. Copie carbone. Non signée. Deux pages. Archives UQAM. Fonds d’archives Claude-Jutra, 46P-030/363 (2).
Le critique français Louis Marcorelles et Claude Jutra entretiennent pendant quelques années une correspondance soutenue, malgré une divergence de points vue en matière de cinéma (voir les deux lettres ci-après). Employant un ton ironique Claude raconte son terrible accident de scooter sur le pont Jacques-Cartier. Il énumère les nombreux projets sur lesquels il travaille, dont un documentaire qui portera le titre de Comment savoir… et fait ensuite un compte rendu des projets de ses collègues cinéastes.

46p_030_363_3Lettre de Louis Marcorelles à Claude Jutra.
20 novembre 1967. De Paris. Dactylographiée et signée. Une page. Archives UQAM. Fonds d’archives Claude-Jutra, 46P-030/363 (3).
Louis Marcorelles adresse ces recommandations à Claude pour la poursuite de sa carrière : « Ton problème, si tu permets, me parait en partie le suivant : vas-tu continuer dans le cinéma ultra-subjectif à tirage limité et qui risque de porter sur les nerfs des gens, comme ton premier film; ou bien te lancer dans du cinéma pour plus large public, comme peut-être ton projet de comédie musicale? »

46p_030_363_4Lettre de Claude Jutra à Louis Marcorelles.
6 décembre 1967. De Montréal. Dactylographiée. Copie carbone, non signée. Archives UQAM. Fonds d’archives Claude-Jutra, 46P-030/363 (4).
En réponse à la lettre de Marcorelles du 20 novembre, Jutra ne mâche pas ses mots pour faire part de ses divergences d’opinions et de l’incompréhension des critiques français quant à son cinéma. « Mon problème, tel que tu le définis dans ta lettre, n’existe pas. Tout en me défendant contre une tendance à généraliser, je souhaiterais qu’il me fût possible de parler avec les Français que je connais, d’autre chose que de politique et de cinéma, au sens le plus fossilisé du terme. Mais au cours de nos brefs échanges, je n’ai pu rejoindre personne d’autre en toi que le critique, le bon samaritain du nouveau cinéma et le monsieur qui n’aborde aucun sujet sans d’abord le situer quelque part le long de la bande spectrale qui s’étend de la gauche à la droite. »

Dossier réalisé avec la collaboration de