La Cinémathèque québécoise

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Dossiers sur les collections

L’ORIGINE DU FILM > Photos, dessin, poèmes

Portrait de Johanne Harrelle dessiné par Claude Jutra.
Novembre 1956. Signé et daté. Encre de chine sur papier. Coll. Cinémathèque québécoise.
1992.0001.02.AR
Ce dessin date du début de leur relation amoureuse.
Portraits.[195?] Quatre clichés noir et blanc de Johanne Harrelle et Claude Jutra prises dans une cabine de photographique automatique (Photomaton). Archives UQAM. Fonds d’archives Claude-Jutra, 46P-035:F3/86 (9).
Portraits.[195?] Quatre clichés noir et blanc de Johanne Harrelle et Claude Jutra prises dans une cabine de photographique automatique (Photomaton). Archives UQAM. Fonds d’archives Claude-Jutra, 46P-035:F3/86 (9).
Portraits photographiques de Claude Jutra et Johanne Harrelle.
[195?] Quatre clichés noir et blanc pris dans une cabine automatique de photographie à développement instantané (Photomaton). Archives UQAM. Fonds d’archives Claude-Jutra, 46P-035:F3/86 (9).
Portraits photographiques de Johanne Harrelle.
1961. Négatifs numérisés en positif. Noir et blanc. Trente-neuf clichés. Archives UQAM. Fonds d’archives Claude-Jutra, 46P-660:F1/8. Ces photos ont été prises sur la rue MacKay à l’époque du tournage du film.
Gabor Szilasi_700
1963. Johanne Harrelle photographiée par Gabor Szilasi lors d’un défilé de mode au Ritz-Carlton à Montréal.

Poèmes

46p_030_280_30 Poème de Claude Jutra
[Vers 1957]. Manuscrit autographe non daté, sur feuille lignée. Archives UQAM. Fonds d’archives Claude-Jutra, 46P-030/280 (30).
Ce poème, adressé à Johanne selon toute vraisemblance, est une allusion plus que probable à une chanson enregistrée en 1953 par Catherine Sauvage intitulée Toi qui disais qui disais qui disais (paroles : Jean-Claude Darnal; musique : Dana Suesse).

Transcription du poème :

« Et pourtant ce soir-là
Je t’en ai fait du baratin
Tu y croyais et moi aussi
J’ai renoué le répertoire
Je te disais
J’ai dans mes mains tous mes espoirs
Ce sont tes seins
Tu riais
Je te disais
Meure mon amour! Comme moi meure! 1
Le plaisir qui m’étreint est vaste comme la mort.
Tu pleurais
Ah quelles douces larmes
Mon Dieu
Et comme je m’en abreuvais
Et comme s’il en eut fallu davantage
L’accordéon, toujours,                       par la fenêtre
jouait, jouait                                                 chantait chantait
Ce soir-là tes yeux m’avaient semblé… »

ATP_DP1_L’information medicale et paramedicale_1959-04-07 L’Information médicale et paramédicale.
7 avril 1959. Coll. Cinémathèque québécoise.
Dans ce poème intitulé Je ne veux plus…, Claude Jutra exprime ses tourments à la suite d’une histoire amoureuse trop souffrante, qu’il ne veut plus revivre. Serait-ce là la traduction de ses hésitations à revivre à l’écran son histoire d’amour avec Johanne ? Bien que ce poème ait été publié en 1959, il est fort probable que son ébauche date de quelques années auparavant.

Notes:

  1. L’usage du subjonctif, ici, implique qu’il faille lire ceci : Il faut qu’il meure, mon amour! Comme il faut que moi, je meure!
Dossier réalisé avec la collaboration de